À la suite d'une proposition du député bruxellois Pascal Smet (Vooruit.brussels), le Parlement bruxellois a modifié aujourd'hui l'interdiction des chauffages de terrasse. Les appareils à gaz sont interdits, mais le chauffage électrique de terrasse reste autorisé. Un compromis a ainsi été trouvé, qui répond également aux préoccupations de l'Horeca bruxellois.
Chauffages électriques pour terrasse
Le plan régional pour l'énergie, le climat et les déchets a été voté aujourd'hui en séance plénière du Parlement bruxellois. La mesure la plus frappante du texte est l'interdiction des chauffages de terrasse pour l'horeca bruxellois. La commission de l'Environnement avait précédemment approuvé un report de cette mesure jusqu'en juin 2026.
Le parlement a modifié le texte in extremis : seuls les chauffages de terrasse au gaz seront interdits. Cette modification permet aux chauffages électriques d'être encore utilisés après juin 2026. L'amendement a été déposé par Vooruit.brussels et le MR et a reçu le soutien du PTB-PVDA, de Team Fouad Ahidar et de l'Open VLD.
Demande de l'horeca bruxellois
Auparavant, la Fédération Horeca de Bruxelles avait indiqué qu'elle n'était pas non plus favorable à une interdiction totale des chauffages de terrasse.
Selon les chiffres de la Fédération de l'hôtellerie et de la restauration, 10 à 15 % des hôtels, cafés et restaurants bruxellois sont équipés de chauffages de terrasse fonctionnant au gaz ou à l'électricité. Concrètement, cela représente entre 700 et 1 000 établissements sur un total de 7 000 établissements du secteur.
Sous l'impulsion de Vooruit.brussels, leurs préoccupations ont été entendues et une solution alternative a été trouvée dans laquelle tout le monde peut se retrouver.
Transition vers l'énergie verte : une politique cohérente est nécessaire
Vooruit.brussels et le MR ont argumenté que l'impact néfaste des combustibles fossiles sur le climat est indéniable. C'est pourquoi il est important d'interdire les chauffages de terrasse à gaz. Même si la consommation d'énergie de ces chauffages de terrasse est négligeable, ils envoient néanmoins un signal symbolique. L'électricité produite à partir d'énergies renouvelables telles que l'hydroélectricité, l'énergie éolienne ou solaire permet de rejeter jusqu'à 490 fois moins de gaz à effet de serre. À l'instar du passage aux voitures électriques, une politique cohérente est nécessaire.
“ Nous faisons l'analogie avec la flotte de véhicules. Il y a un passage des combustibles fossiles à l'électricité. Il faut faire de même dans l'Horeca, si nécessaire soutenu par des mesures d'accompagnement ”, a déclaré le député bruxellois et chef de file Pascal Smet (Vooruit.brussels), qui a déposé la proposition.
Pascal Smet a également ajouté que, mis à part en France, il n'existe nulle part ailleurs dans le monde une interdiction générale des chauffages de terrasse et que les chauffages de terrasse électriques sont autorisés partout.
Si l'hôtellerie et la restauration vont mal, la ville va mal
Une ville est l'interaction entre les gens, les bâtiments et l'espace public. La restauration et l'hôtellerie font sortir les gens, dissipent la solitude, font vivre une ville. C'est aussi agréable de pouvoir s'asseoir confortablement dehors. Et l'air frais est de toute façon important pour la santé.
“Bruxelles connaît une grande culture de café. Il faut la préserver. Si l’Horeca va mal, la ville va mal. Et nous voulons éviter cela à tout prix ! Je suis donc ravi que le parlement ait suivi notre proposition ”, conclut Pascal Smet.